Une première en Suisse romande pour Bau financials






Bau financials, le progiciel de la nouvelle génération destiné au secteur de la construction est en passe d'être opérationnel en Suisse romande.

Ce produit modulaire et intégré - qui s'appuie sur la célèbre base de données Navision, mondialement connue, a été introduit en Suisse il y a déjà deux ou trois ans. Déjà presque entièrement traduit en français, il est aujourd'hui en cours d'introduction sous l'appellation NAVISION chez Rampini & Cie SA. Cette société bien connue, qui compte à peu près 200 employés, est active aussi bien dans le bâtiment que dans le génie civil. Elle a été choisie en tant qu'entreprise pilote pour tester l'ensemble des modules de Bau financials dans sa version française. L'intégration du produit a débuté au mois d'octobre 2002 et la phase finale d'installation est en cours. Si tout se déroule comme prévu, l'implantation devrait s'achever à la fin de cette année.

Rampini & Cie SA: plus d’un demi-siècle d’existence
Les origines de Rampini & Cie SA - entreprise familiale implantée sur Genève et constituée de deux familles - la famille Rampini et la famille Marmet -, remontent à 1946 lorsque Secondo Rampini décide de crééer son entreprise. Né à Genève en 1911, Secondo Rampini se lance à 14 ans dans la vie active. Après une année d’apprentissage comme mécanicien sur vélo, il décide en 1926 de suivre les traces de son père, contremaître chez Jean Spinedi, malgré les mises en garde de ce dernier: «le métier est pénible», le prévient-il…

En 1932, Secondo Rampini devient le plus jeune contremaître de Genève. Déjà décidé à créer son entreprise, il soumet plusieurs offres en collaboration avec Edmond Lehmann, un technicien diplômé qui fera par la suite une belle carrière d’entrepreneur au sein de la société Induni. En 1939, la guerre les interrompt. Ce n’est que partie remise.

En 1946, son projet d’entreprise se concrétise. Arnold Sarchioni, un ami qui dispose de quelques milliers de francs, lui propose de s’associer pour reprendre une entreprise de cinq ouvriers, H.Sciora à Versoix, qu’ils développent jusqu’à employer 150 personnes. Sous cette raison sociale, leur association durera jusqu’en 1961, année où ils décident de scinder l'entreprise pour accueillir chacun leurs enfants respectifs qui désirent entrer dans le métier. Dès lors, l’entreprise devenue familiale prend le nom de Rampini & Cie.

En 1969, les activités de l’entreprise sont réparties au sein de la deuxième génération selon les compétences de chacun. Mario Rampini, fils de Secondo, prend la direction de la section Bâtiment; Roland Cavallini, son neveu, celle de la nouvelle section Génie civil et Jean-Claude Marmet, son gendre, celle de l’Administration. Arlette Marmet, fille de Secondo, continuant quant à elle de s’occuper du contrôle de gestion. Secondo Rampini restera à la tête de cette équipe dirigeante jusqu’à la fin de sa vie en 1984.

Forte de ce souffle nouveau, l’entreprise se développe jusqu’à compter plus de trois cents personnes au milieu des années quatre-vingt. Rampini élargit alors son domaine d’activités par la création d’une section Rénovation et le rachat de l’entreprise R.Thorens Travaux du lac, rebaptisée Rampini Lac et rivières, qui lui ouvre une voie sur l’eau. S’ensuit, au début des années nonante, la mise en place des sections Rampini Entreprise générale et Rampini Travaux spéciaux.

La fin des années nonante voit le départ à la retraite de Roland Cavallini et de Jean-Claude Marmet. C’est alors que trois collaborateurs expérimentés, Didier Favre (par ailleurs actuel président de la SG/SSE), Philippe Meylan et Jean-Claude Barrère, sont nommés pour prendre la responsabilité des sections travaux, Mario Rampini assumant, dès lors, la direction générale. C’est à ce moment aussi que Raphaël Rampini, fils de Mario et représentant de la 3e génération, rejoint l’entreprise et se prépare à succéder à son père.

En plus d’un demi-siècle d’existence, l'entreprise a traversé plusieurs cycles conjoncturels. Elle a toujours eu à cœur de maintenir le niveau de l’emploi au maximum, les hommes constituant son véritable capital. Aujourd’hui, l’entreprise Rampini emploie quelque deux cents personnes et génère un chiffre d’affaires avoisinant les cinquante millions de francs par an.




De l'informatique à…
Comme le relève à juste titre Mario Rampini: «L'évolution de notre organisation d'entreprise devra tenir compte, à l'avenir, de la mise en place du nouveau progiciel NAVISION que nous venons d'intégrer sur notre réseau informatique».

Rétroactivement, c'est en 1972 que l'entreprise Rampini commence à s'intéresser à la problématique de l'informatique avec la société NCR et un programme relativement simple. Cependant, suite à la crise du pétrole en 1973/1974, ce n'est qu'en 1978 qu'un contrat avec NCR est conclu pour le développement complet d'une solution informatique typiquement Rampini, et adaptée à ses propres besoins en fonction d'une gestion d'entreprise très performante mais manuelle. Au bout de deux ans, cette première expérience se solde malheureusement par un échec: le programmeur fait une dépression après six mois et le contrat avec NCR est rompu à l'amiable.

En 1981, l'entreprise Rampini est pilote pour la Suisse romande avec l'utilisation du système informatique de gestion comptable Baubit I conçu par la Société Suisse des Entrepreneurs (SSE), un produit déjà actif en Suisse allemande depuis plusieurs années. Cet outil informatique très compliqué d'emploi, permettant également la précalculation et la gestion de chantier, a été utilisé pour le chantier de la gare aéroport de 1983 à 1985 avec une facture finale de 50 millions de francs.

En 1986, Baubit II, la deuxième génération de programme fourni par la SSE est introduite avec un progiciel pour la gestion d'entreprise et un progiciel pour la précalculation et la gestion de chantiers. Ce produit était cependant trop contraignant et trop rigide.

En 1999, l'entreprise fait confiance à la SSE et à nouveau, accepte d'être pilote avec une vingtaine d'entreprises suisses pour l'intégration du progiciel Baubit admi devant permettre un développement permanent du système. Après avoir investi 40 millions de francs sur une période de quinze ans, la SSE renonce à ce programme en 2001, abandonnant ses utilisateurs à leur sort. A ce sujet, Mario Rampini, qui s'est trouvé très mal pris suite à cette décision, est sans complaisance: «Je dirais qu'à un moment donné la SSE, notre association professionnelle, offrait des programmes tellement favorables au niveau des prix, 50000 francs en l'occurrence pour la mise à jour de Baubit II à Baubit admi, qu'on ne pouvait tout simplement pas choisir autre chose». Et Raphaël Rampini de renchérir: «En fait, la SSE a fait du dumping au niveau des prix. Suite à un appel d'offres, nous avons reçu une offre complète de Siemens pour un coût de… 300000 francs». Pour Mario Rampini, la décision de la SSE d'abandonner Baubit admi se traduit par une perte d'un million de francs en quatre ans de 1999 à octobre 2002. C'est le coût de l'engagement de l'ensemble de l'entreprise dans le concept dès septembre 1998 (huit groupes de travail, 30 personnes). De plus Baubit admi n'en était alors qu'à 70% des fonctionnalités de Baubit II, le reste se faisant en parallèle avec Excel et le support était complètement défaillant pour l'intégration.



l'information
Suite à la mauvaise expérience faite avec Baubit admi, Rampini & Cie SA fait appel à des consultants. L'entreprise établit un cahier des charges avec trois critères de sélections:

- il fallait que le logiciel soit en français;
- il fallait qu'il y ait une société qui intègre en Suisse romande;
- il fallait que ce soit un logiciel de branche;

C'est donc après une étude minutieuse et coûteuse de l'offre de progiciels capables de résoudre les complexités de la gestion des entreprises de la branche de la construction, 100000 francs ont été investis à cet effet, que Rampini & Cie SA choisit le système Bau financials pour lequel elle est l'entreprise pilote pour la Suisse romande.

Ce progiciel va lui permettre de stocker et de retrouver l'ensemble des informations détenues par les 35 employés qui font partie du staff technico-commercial de l'entreprise. L'information ainsi récoltée sera à la disposition de chacun selon une arborescence d'accès définie en fonction des responsabilités. Ainsi, Rampini & Cie SA devient une institution vivante qui capitalise l'ensemble de ses informations.

Raphaël Rampini relève que «L'intégration a commencé le 1er octobre 2002 - sous la supervision d'une personne d'ARC logiciels et du responsable informatique de l'entreprise Rampini, ce qui a évidemment contribué au succès de l'opération. A présent, 80% des modules sont installés - salaires, comptabilité analytique, comptabilité financière, débiteurs, créanciers, immobilisations, matériel, etc. -, et 95% des fonctionnalités de Baubit II sont disponibles. L'objectif est donc atteint».

Pour conclure, Mario Rampini relève l'excellente collaboration entre les différents intervenants sur ce projet et met en exergue «l'engagement sans faille de Nemetschek, que ce soit en Suisse allemande ou en Allemagne». Il est surtout très satisfait d'avoir réussi à faire la paie de janvier et d'avoir sorti les comptes de l'entreprise aux dates habituelles sans problèmes.


>>> consulter www.rampini.ch
 

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